Législatives 2012 : Liberté, Egalité, PCT

 Est-il possible de ne pas constater l’omni présence sur les médias télévisuels congolais de certains candidats, pour la plupart présentés sous l’étiquette PCT et parmi lesquels on retrouve, entre autres, les ministres en exercice et les représentants de la famille présidentielle ?

Philippe Mvouo président du  Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC) rappelle aux candidats certaines règles que son institution est bien en peine de faire respecter.

 « Les services de radiodiffusion et de télévision doivent observer le principe d'égalité de traitement de l'actualité électorale, comme prescrit par l'article 16 sur le pluralisme audiovisuel ; cette égalité de traitement s'impose également aux radios et télévisions locales privées autorisées à couvrir la campagne électorale », a indiqué Philippe Mvouo.

Le président du CSLC a interpellé les dirigeants des médias publics et privés qui couvrent la campagne électorale du scrutin du 15 juillet, à prendre leurs responsabilités afin, a-t-il poursuivi, de corriger toutes les dérives constatées. « J'en appelle à votre sens républicain afin que le pluralisme, qui s'entend comme libre accès de tous les courants de pensée et d'opinion dans les médias, soit respecté au cours de cette campagne », a-t-il déclaré.

L'orateur a rappelé aux candidats qu'il leur était formellement interdit de diffuser ou publier des reportages, des pages spéciales, ou encore des publi-reportages, sur des chaînes étrangères.

Ce qui nous paraît grave, c’est ce que nous apprennent "les Dépêches de Brazzaville" sous la plume de Roger Ngombé, à 4 jours du scrutin, les différents candidats ne peuvent pas encore profiter des malheureuses 2 minutes d’antenne qui leur sont généreusement offertes sur les médias publics pour se faire entendre, faute du déblocage des fonds prévus :

Le passage des candidats dans les médias audiovisuels retardé faute de moyens financiers

À quatre jours de la fin de la campagne électorale pour le scrutin législatif  du 15 juillet, le Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC) manque des moyens financiers nécessaires pour engager cet exercice

L'institution habilitée à l'organiser demeure suspendue au déblocage des fonds par le ministère de l'Intérieur et de la Décentralisation pour débuter l'enregistrement et la diffusion des  messages, en vue de garantir l'égalité de chance à tous les candidats. Néanmoins, le président du CSLC, Philippe Mvouo, a supervisé, le 9 juillet, le tirage au sort déterminant l'ordre de passage des 294 candidats de Brazzaville répartis dans 26 circonscriptions électorales. Chacun d'eux a deux minutes pour convaincre les potentiels électeurs, dans un message radiotélévisé, dont le jour de l'enregistrement reste à fixer. Il en sera de même pour les candidats des autres départements.

Voici qui bat sérieusement en brèche la communication gouvernementale qui tente de nous rassurer quant à la régularité, l’équité et l’apaisement du scrutin.

Commentaires récents