Lancement des travaux de la zone industrielle et commerciale de Brazzaville

 Le président de la République Denis Sassou N’Guesso a lancé le 7 août 2012 un projet d’installation d’un centre industriel et commercial à Maloukou, localité située à environ 75 km au nord-est de Brazzaville. D’un coût de plus de 290 milliards de francs CFA, ce projet porte sur une série d’usines de fabrication de matériaux de construction.

On ne peut que se réjouir de la perspective de l'émancipation du pays d'une partie de sa dépendance à l'importation de produits manufacturés et de celle de la création d'emplois dont 40000 annuels nous avaient été promis par le chef de l'Etat depuis son élection de 2002 et dont on attend encore la concrétisation. 10000 emplois c'est bien, mais très éloigné des promesses électorales surtout si on veut rattraper le temps perdu.

Cette zone industrielle fait partie des zones économiques spéciales, comme nous le confirme la DGGT, un membre du gouvernement est en charge de ce secteur, dans la relation du lancement des travaux de Maloukou, aucun des articles publiés ne fait mention à Alain Akouala revenu à temps d'un voyage de travail à Singapour. Serait-ce là un indice prémonitoire de sa sortie du gouvernement suite à l'annonce imminente de la nouvelle composition du conseil des ministres ?

Wait and see...

 

Lancement des travaux de la zone industrielle et commerciale de Brazzaville

 

Source DGGT

Une zone industrielle et commerciale de Brazzaville est en train de prendre corps à Maloukou, localité située à 80 kilomètres de Brazzaville, dans le district d’Igné, département du Pool.

 


Lancement des travaux de la zone industrielle et commerciale de Brazzaville
La pose de la 1ère pierre des travaux de construction de ce complexe industriel a eu lieu, ce mardi 7 août 2012, sous le patronage du président de la République, Denis SASSOU NGUESSO. 



Ce projet structurant s’inscrit dans la réalisation des zones économiques spéciales. La société brésilienne ASPERBRAS en exécute les travaux et la Délégation générale des grands travaux en est le maître d’ouvrage délégué. 
 


Lancement des travaux de la zone industrielle et commerciale de Brazzaville
Projet majeur et intégrateur, le chantier de la zone commerciale et industrielle de Maloukou Tréchot se réalisera en trois phases : 

Dans la première phase seront construits seize usines, une centrale frigorifique et quatre magasins généraux qui serviront à l’écoulement de la production industrielle. Rassemblant des unités industrielles par branches d'activités, la zone sera composée de lots individuels, occupant entre 22 mille et 43 mille 491 mètres carrés. Une zone contigüe de 100 mille mètres carrés sera réservée pour l’expansion future de l’activité, tandis qu’une autre, dite d’appui, de 89 mille236 mètres carrés regroupera les activités liées à la fourniture d'électricité et d'eau. 
 


La deuxième phase du projet concerne la construction d’une sous-station d'électricité, d’une station d’épuration d’eau et des effluents avant leur rejet dans la nature, d’un espace de 71 mille 972 mètres carrés affecté au parking et aux manœuvres des camions. 



La zone administrative, d’une superficie de 28 mille mètres carrés, et la zone dite institutionnelle, de 241 mille 667 mètres carrés, forment la troisième étape du projet. Elles seront respectivement réservées au contrôle et à la gestion du complexe, ainsi qu’à la construction d’un centre de formation technique et d’un centre commercial, des hébergements, d’un centre de conférences et d’un héliport. 
 


Lancement des travaux de la zone industrielle et commerciale de Brazzaville
Afin de souscrire aux normes universelles de protection de l’environnement, 

une zone verte de 248 mille 161 mètres carrés participera à la séquestration du gaz carbonique, dégagé lors du processus de fabrication. 



Du point de vue urbanistique, le complexe est conçu de manière linéaire et expansive. Ce qui donne lieu à un tracé comportant un plan directeur adapté à répondre aux demandes que pourra éventuellement et inévitablement générer le développement des activités. 



La subdivision zonale urbaine donnera un pôle de développement par secteur et un réseau d'infrastructures conçu en fonction des activités industrielles et commerciales. Ce qui éviterait une installation désordonnée sur le site, dont le risque évident serait une densification urbaine non souhaitée. 
 


Les activités d'importation et d’exportation seront sous-tendues par des structures d’appui logistique, notamment un centre de formation et de perfection de la main-d’œuvre, un port sec et des services de douanes, des centres commerciaux, des hôtels et un centre de convention. 



La zone commerciale et industrielle ainsi que ses expansions futures nécessiteront un espace d’installation d'environ 475 hectares. 



Au cours de la première étape, les industries dont les produits sont directement liés aux activités de construction seront mises en place prioritairement. 



Le volet commercial concerne essentiellement des magasins de commerce général et une chambre frigorifique, consacrés à la logistique de stockage et à la distribution de produits alimentaires. 
 


Cette étape de mise en place sera suivie d’un plan d'expansion exécuté en trois séquences. 



Sept plateformes abriteront l’ossature du complexe. Les travaux de ces plateformes, d’une valeur de 17 milliards 655 millions 633 mille 381 francs Cfa, sont déjà esquissés à 35% par l’entreprise SGE-C. Des déblais et remblais de l’ordre de 541 mille 583 mètres cube chacun sont attendus. 

La construction des usines est exécutée par la société brésilienne ASPERBRAS, au coût de 500 millions de dollars. 



Le programme prévisionnel de livraison des usines, selon les secteurs, se présente de la manière suivante : 

Mars 2013 : usine de tuiles galvanisées, usine de tubes et tuyaux en PVC, usine de rotomoulage et usine de dalles en béton préfabriqués ; 

Juillet 2013 : usine d’emballage de peinture et de mortier, usine de câbles électriques, usine de peinture et de vernis, usine de galvanisation ainsi que tous les quatre magasins de stockage ; 

Septembre 2013 : usine de métal mécanique, usine de Pivot central et de tours métallique ; usine de mortier et l’usine de produits sanitaires en céramique ; 

Décembre 2013 : industrie de briques céramiques, industrie de tuiles céramiques, industrie de carrelage et de revêtement en céramique, et la Chambre frigorifique. 



La zone s’implantera sur une superficie estimée à 654 mille 273 mètre carrés. 

Le site sera accessible par deux voies : la bretelle Ignié-Maloukou sur 30km, évaluée à 19 milliards 691 millions 471 mille 121 francs CFA, et le prolongement de la RN1 entre les villages Yié et Maloukou. 



Pour Ingié-Maloukou confié à SGE-C, la largeur de la chaussée est de 9m plus 2m d’accotement monocouche, avec une chaussée de 30cm en couche de fondation, 20cm de sol-ciment en couche de base et une couche de roulement bicouche. 
 


La bretelle Yié-Maloukou quant à elle, exécutée par la société China state Construction Engenering Corporation (CSCEC), obéit au même gabarit que la RN1 c'est-à-dire, des profils en travers comprenant 4 voies de 3mètres chacune, 2 par sens de circulation, séparée par une bande centrale de 0,30mètres et 2 accotements revêtus de 1,25 mètres, soit une plateforme de 15m. 



Le village de Maloukou sera délocalisé et modernisé, par une main experte, la société israélienne AB-Construction, la même qui a construit les nouveaux villages agricoles de Nkouo et d’Imvouba. 



En lançant la construction de la zone industrielle et commerciale de Maloukou Tréchot, l’objectif du Président de la République est de faire de Maloukou Tréchot un agglomérat d’échanges et de transactions économiques, de négoce et d’affaires. 



Dans le souci de rendre dynamique, palpable l’intégration économique, la zone de Maloukou communiquera avec la République Démocratique du Congo et la RCA, à travers un Port moderne qui côtoiera, en aval, un pont route-rail dont les études sont en cours avec nos partenaires de la Banque africaine de développement (BAD), sous le contrôle de la CEEAC. 



En plus de l’arsenal industriel qui s’installe progressivement, le site accueillera: 68 maisons d’habitations ; 180 logements pour exploitants ; des bureaux techniques ; une infirmerie ; un réfectoire avec cuisine industrielle ; une boulangerie ; un atelier mécanique pour engins lourds et camions usuels. 



Autant d’activités, autant d’ingénierie mobilisant des corps de métiers aussi multiples que variés qui mobiliseront à terme, 10 000 emplois. 

Travaillent déjà sur ce vaste chantier, 15 Brésiliens dont 7 ingénieurs civils ; 1 ingénieur mécanique ; 2 designers ; 3 équipes de topographie ; 2 équipes pour le laboratoire des sols et du béton, auxquels s’ajoutent 505 Congolais dont 1 ingénieur agronome ; 1 ingénieur mécanique ; 3 traducteurs ; 1 médecin généraliste ; une infirmière ; 380 ouvriers ; 18 surveillants ; 4 équipes de cuisiniers ; 6 équipes d’entretien. 
 


Lancement des travaux de la zone industrielle et commerciale de Brazzaville
Présentant la fiche technique du projet, le ministre délégué, délégué général aux grands travaux, Jean Jacques BOUYA, a loué les efforts du président, Denis SASSOU NGUESSO, dans la mise en œuvre de son programme de gouvernement : « Dans sa vision de développement, portée par Le Chemin d’avenir, le président de la République a opté pour la création des zones industrielles et commerciales, chacune en fonction des potentialités spécifiques à leur lieu d’implantation. Il s’agit, pour lui, de rendre notre économie plus attractive, plus dynamique et plus compétitive, d’organiser la production de biens et de services sur une grande échelle, d’impulser les exportations et d’offrir aux collectivités des possibilités et opportunités d’emploi, pour lutter contre le désœuvrement, le chômage et bien d’autres maux», a-t-il déclaré. 



« Erigé dans le Pool ce pôle d’activités fera la fierté des fils et filles de ce département », a déclaré le Préfet Jean Michel SANGHA, dans son mot de bienvenue. Il n’a pas manqué d’énumérer, du reste, les réalisations du président de la République s’inscrivant dans sa volonté de moderniser et d’industrialiser le Congo. Et de souligner que « l’acte posé, ce jour, par le chef de l’Etat est l’effet déclencheur des activités marquant les festivités de la fête nationale qui se déroulera le 15 août prochain, à Kinkala ». 
 


Le ministre d’Etat, ministre du développement industriel et de la promotion du secteur privé, Rodolphe ADADA, dont le département est bénéficiaire du projet, pense que la réalisation de cette zone industrielle et commerciale s’inscrit dans la poursuite de la noble ambition du président de la République de faire du Congo un pays émergent d’ici à l’horizon 2025. 

Commentaires

Mise à l'écart du département des ZES au profit da la DGGT

De quelle disgrâce parle tu encore? En quittant le portefeuille de la communication pour un poste de conseiller nouvellement crée chargé des zones que l'on découvre à peine. C'est quoi cela?

De quelle disgrâce parle tu encore? En quittant le portefeuille de la communication pour un poste de conseiller nouvellement crée chargé des zones que l'on découvre à peine. C'est quoi cela?De quelle disgrâce parle tu encore? En quittant le portefeuille de la communication pour un poste de conseiller nouvellement crée chargé des zones que l'on découvre à peine. C'est quoi cela?

Le département des ZES  s'est fait doubler par la DGGT qui, comme a habitude rafle tous les marchés de l'Etat congolais avec les commissions qui vont avec.

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Ulrich KIANG

 

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